Bel ensemble de cinq dessins par Dominique-Vivant…

Lot 237
2 000 - 3 000 €
Résultat: 39 000 €

Bel ensemble de cinq dessins par Dominique-Vivant…

Bel ensemble de cinq dessins par Dominique-Vivant DENON, dit VIVANT-DENON (Givry 1747 - Paris 1826) Émigré à Venise, Vivant-Denon en fut chassé en 1793 après avoir été accusé d'espionnage pour le compte de la Convention. De retour en France, il fut réhabilité grâce à la protection de David. D'un réel intérêt documentaire, ces portraits de condamnés politiques ont été croqués par Vivant-Denon sur le vif, au moment de leur jugement, ou sur la charrette les menant à l'échafaud. Il a retravaillé plusieurs fois cet ensemble qu'il destinait probablement à la publication. Une série de portraits similaires fut dispersée à Londres en 1961 (coll. Lady Shelley-Rolls, Christie's, 5 décembre 1961, n° 68-74); on les retrouve aujourd'hui au Metropolitan Museum et au Musée du Louvre. Un autre ensemble fut vendu par la galerie Arnoldi-Livie à Munich en 1997. Au milieu du XIXe, Jules Porreau grava pour Vignères, sur des planches individuelles, les portraits de Dantan, Gobel, Hébert, Fouquier-Tinville, Chaumette, Carrier et enfin Cadoudal. a. «Portraits de Gobel et Chaumette vus de profil gauche» Plume et lavis brun sur papier chamois Signé en bas à droite ‘V Denon' 19 x 19 cm Annoté à la pierre noire en haut ‘Gobel. Archevêque de Paris', en bas ‘Chaumette Procureur de la Commune - tous deux sur la charrette - Prairial an 2' Cordeliers et procureur de la Commune, Pierre- Gaspard Chaumette (1763-1794) fut jugé aux côtés d'Hébert, et guillotiné le 12 avril 1794. Evêque constitutionnel de Paris à partir de 1791, Jean-Baptiste-Joseph Gobel (1727-1794) fut arrêté et guillotiné pour son implication aux côté d'Hébert et Chaumette. Une autre version de ces portraits est conservée au Metropolitan Museum. b. «Portrait de profil droit assis de Fouquier-Tinville» Pierre noire et rehauts de blanc (piqûres) sur papier préparé chamois à la pierre noire Annoté en bas ‘Fouquier-Tainville pendant son jugement' 18,8 x 12,3 cm Antoine Fouquier-Tinville (1746-1795) fut l'un des plus charismatiques ‘accusateurs publics' du Tribunal révolutionnaire. Après avoir requis la mort de plus de 2000 personnes (dont Danton, Hébert, mais aussi Marie-Antoinette ou Charlotte Corday), et au terme de quarante-cinq jours de procès, il fut exécuté le 7 mai 1795. L'annotation sur la version du Louvre présente la même particularité orthographique: ‘Tainville', au lieu de ‘Tinville'. c. «Deux portraits de Carrier (l'un de profil droit et l'autre de face)» Plume, lavis brun et rehauts de blanc sur papier préparé chamois Annoté en bas à la pierre noire ‘Carrier pendant son procès' 12,5 x 18,3 cm Impitoyable acteur de la Terreur à Nantes, le député du Cantal Jean-Baptiste Carrier proposait le 9 mars 1793 «l'établissement d'un tribunal révolutionnaire». Il y fut lui-même jugé, puis guillotiné en place de Grève le 26 Frimaire an III (16 décembre 1794). La version conservée au Louvre présente également son portrait de face et de profil. d. «Deux portraits de Georges Cadoudal vu de trois-quarts» Plume et lavis brun, annoté en bas à la pierre noire ‘Georges Cadoudal' 13 x 18 cm Fameux général chouan, Georges Cadoudal est ici associé aux figures des révolutionnaires. Après deux conspirations contre Bonaparte, il fut arrêté en mars 1804, et guillotiné le 12 juin de la même année. Vivant-Denon était alors directeur du Musée Napoléon. Il représente Cadoudal au Tribunal, puis sur la charrette. Absent de la série anglaise, Cadoudal était représenté dans celle qui fut vendue à Munich chez Arnoldi-Livie. e. «Portrait en buste de Danton vu de face et Hébert vu de profil» 18 x 12,3 cm Pierre noire et encre brune (piqûres) sur papier préparé chamois Annoté en bas à la pierre noire ‘Danton au tribunal révolutionnaire et Hébert ou le père Duchesne sur la charrette. Hébert pamphlétaire.' «Soyons terrible pour dispenser le peuple de l'être», s'était exclamé Danton lors des débats entourant la création du Tribunal révolutionnaire. Le 16 germinal an II (5 avril 1794), un an après son instauration, Danton lui-même y était condamné à mort. Révolutionnaire autrement plus radical, Hébert animait le virulent journal du Père Duchesne. Il fut jugé entre le 21 et le 24 mars 1794, puis également guillotiné. La version du Louvre présente Danton, Hébert, et un troisième personnage, ‘inconnu sur la même charrette'. Beaux cadres en bois polychrome à décor de feuilles d'eau et perles de la fin du XVIIIe siècle Les cinq: Bibliographie: - P. ROSEMBERG, M.-A. DUPUY-VACHEY, Dominique- Vivant Denon: L'oeil de Napoléon, cat. d'exposition, Paris: Musée du Louvre, 20 octobre 1999 - 17 janvier 2000, Paris, 1999 - M.-A. DUPUY-VACHEY, «Quelques têtes de révolutionnaires par Denon (1747-1825)» in Revue du Louvre, Paris, 2003, voir pour comparaison pp. 53-59
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