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Edouard SWEBACH (Paris 1800 – Versailles 1870) – Course du prix royal, gagnée p…
Estimation :
20000 - 30000 EUREdouard SWEBACH (Paris 1800 - Versailles 1870)
Course du prix royal, gagnée par la Nell, le 7 septembre 1823
Toile
Hauteur : 61 cmLe tableau est en très bon état.
Il a été rentoilé.
Le support est convenablement tendu.
Les couleurs sont très lumineuses et la matière présente.
Des restaurations anciennes sont visibles à gauche, à droite dans les nuages et dans les angles en haut à gauche et à droite.
Aux UV : les restaurations mentionnées plus haut apparaissent très discrètement.
Largeur : 82 cm
Signé et daté en bas à gauche "Edouard Swebach / 1824"
Provenance : Collection Monsieur C. Rivoiron, Lyon en 1826.
Exposition : Salon de 1824, n° 1602 : Course du prix royal, gagnée par la Nell, le 7 septembre 1823.
Les courses de chevaux disparaissent sous la Révolution avec la suppression des haras royaux. Elles sont
rétablies par Napoléon en 1805. Après la chute de l'Empire, Louis XVIII régularise de nouveau la discipline en
1820 en autorisant l'ouverture de nombreux hippodromes en France, ce qui favorise l'essor du turf.
Antoine-Héraclius-Agénor de Gramont, duc de Guiche puis 9ème duc de Gramont (1789-1855), fils d'Aglaé de
Polignac et d'Antoine Louis Marie de Gramont, est proche du roi Louis XVIII grâce à son père. Il occupe des
fonctions militaires prestigieuses et accompagne le duc d'Angoulême comme aide de camp et grand écuyer,
notamment en Espagne. Il fonde en 1818 le Haras royal de Meudon, destiné à l'élevage des chevaux de course
et devant servir de modèle pour les grands propriétaires français. Il introduit des pur-sang anglais et contribue
à l'essor des courses en France. Il dispose également d'un haras à Saint-Cloud consacré aux demi-sangs arabes.
Née au Haras de Meudon, la jument Nell, est issue de Don Cossack et de la jument Cristalie. Elle participe au
Grand Prix Royal du 7 septembre 1823, disputé au Champ de Mars, montée par le jockey anglais John Parrott.
Cependant, conformément au règlement, le prix de 6 000 francs est finalement attribué à la Rosière, une jument
française appartenant à M. Drake. La règle impose que le prix soit donné au meilleur cheval français,
indépendamment de la nationalité de son propriétaire. Bien que la Nell appartienne à un Français, la jument
était anglaise. Ainsi, la Rosière, bien qu'arrivée seconde, reçoit la somme dévolue au vainqueur, soit le prix de 6
000 francs. Le parcours de cette course se déroulait sur deux tours de la carrière intérieure, soit environ 4
kilomètres (2 052 toises).
Etaient présents à cet événement le duc de Berry, le comte de Corbière, ministre de l'intérieur, le comte
Chabrol, préfet de la Seine, et le vicomte de Castelbajac, et bien entendu le duc de Guiche, propriétaire de la
Nell. La dame en amazone au premier plan sur le tableau est probablement la duchesse de Berry.

